(Très léger pour les appétits d'oiseau) ![]()
- Avec une bêche, creusez des trous dans le jardin. Ne prenez que les vers les plus gros. Ils réduisent beaucoup à la cuisson. Puis faites-les dégorger jusqu'à ce qu'ils aient chié toute leur terre. Une journée et une nuit environ. A moins qu'ils soient constipés !
- Pour la verdure, mettez des feuilles de pissenlits. Un conseil aux vieillards et à tous ceux qui ont des problèmes de chicots : émincez fin. C'est meilleur et c'est moins crevant à la mastication.
- Préparez une vinaigrette avec de l'échalote et de l'ail sauvage haché. Du vinaigre, celui que vous avez. Pour l'huile, pareil.
- Dans l'eau bouillante et salée, balancez les vers vivants, pour les pocher. Dès qu'ils remontent à la surface, égouttez.
- Si vous aimez les gomme à mâcher, vous pouvez arrêter là et les manger tels quels, avec la vinaigrette. Plus le conseil n° 8 évidemment. Sinon, continuez.
- Dans une poêle, mettez une noisette de beurre. Pour parfumer, vous pouvez ajouter une fleur de capucine ou une fleur de pissenlit. ça fait joli et c'est bon. Mais attention : n'utilisez pas les fleurs de fleuristes. Elles sont intoxiquées à la pollution.
- Jetez les vers pochés dans la poêle chaude. Pour éviter qu'ils attachent, faites un mouvement de va-et-vient avec la queue de la poêle. Dès que les vers commencent à dorer, mettez-les sur la salade, comme des lardons. Poivrez. Versez dessus la vinaigrette. Et dégustez.
- Buvez un grand verre de vin blanc, bien frais.
Extrait de Tom petit Tom tout petit homme Tom
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onneur le concept bien usé d'instinct maternel - constitue le pire danger pour leur émancipation et l'égalité des sexes. À force d'entendre répéter qu'une mère doit tout à son enfant,
son lait, son temps et son énergie, il est inévitable que de plus en plus de femmes reculent devant l'obstacle. Certaines trouvent leur plein épanouissement dans la maternité, mais la majorité
d'entre elles feront un jour le calcul des plaisirs et des peines : d'un côté, une expérience irremplaçable, l'amour donné et rendu et l'importance de la transmission ; de l'autre, les
frustrations et le stress quotidien, les inévitables conflits et parfois le sentiment de l'échec. Si plus d'un quart des Allemandes restent sans enfant, cela signifie qu'elles trouvent à se
réaliser ailleurs que dans la maternité telle qu'on la leur impose. Pour l'heure, les Françaises ont échappé à ce dilemme du tout ou rien. Tiendront-elles tête aux injonctions des
« maternalistes » soutenus par les plus respectables institutions ? Jusqu'à quand sauront-elles imposer leurs désirs et leur volonté contre le discours rampant de la
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